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Casual racism: Anne-Marie Morris

The N bomb was dropped once again, this by a Conservative MP in the UK, Anne-Marie Morris and there are two things I want to address.

First, she apologised for the “offence caused.” The problem is not the offence caused, it’s the casual racism. Apologising for the offence puts the spotlight on the offended as if what they took out of it her using the N-word was not how it was intended in the first place. She is a politician, and not a novice, she was taking part in a debate about Brexit so she knows about the power of words and that word is not ‘offensive’, it is plainly and simply racist.

Second, she said it was said “unintentionally” and to me that speaks volume. The N-word is so deeply embedded in her everyday vocabulary that it pops up like an expletive when you hurt yourself. Of course, you can have these moments when for whatever reasons, you say something really bad but then you react at once: apologise, try to make it right, show shame…It happens.

However, Anne-Maria Morris didn’t even realise she said it. She used the N-word and only after people pointed it out, did she acknowledge it. That’s how deeply normal that use of the N-word is to her – or how ill-conceived her pride is in refusing to be human and grovel on the spot. This is casual racism at its worst – or best, depending whence you look. It’s normal, it’s something that you do so often, you don’t even pay attention to it anymore. Like men calling every woman who disagree with them “Slut!” only to appear contrite if told so.

Now there are calls for her to step down, for the Tories to take actions. As an individual, I want people like that to eventually be educated out of such language so yes, I want her remove but politicians are here to represent their constituents so that’s for them to decide whether her casual racism is akin to theirs or if she has betrayed what they believe in.

Ce n’est pas “kif-kif”, non…

Il est grand temps qu’on arrête de prendre aussi facilement à l’hameçon des politiciens véreux qui se plaisent à pointer du doigt les autres en nous disant qu’ils sont comme eux. Je parle des Marine Le Pen et de Fillion qui, n’arrivant pas à cacher les tâches d’encre noire sur un linceul qu’ils présentent comme vierge, bombardent sans discernement, et en toutes connaissance de conséquences, tous leurs adversaires d’accusations non-fondées, voire complètement réfutées et facilement réfutables.

L’intention est de créer de la fausse équivalence : quand on n’a pas le choix que de faire face à ses actions, on se tourne vers son adversaire et on dit aux autres « Lui, il est comme moi. Même pire, si vous saviez… » Sans aller plus loin, bien sûr. On ne veut pas non plus aller se faire attaquer en diffamation…

Néanmoins, le mal est fait car nombreux sont les gens qui mordent à l’hameçon et il ne s’agit pas que des classes sociales les moins éduquées et des gens les plus pauvres. J’en ai déjà parlé et il s’agit simplement des fainéants, des gens qui ne regardent jamais plus loin que ce qu’on leur dit, des gens qui refusent d’assumer la responsabilité de leur première et plus importante liberté d’expression : le droit de vote.

Alors on finit avec le discours qui dit volontiers : « Macron/Le Pen, kif-kif, même combat ». On vote blanc ou on s’abstient en oubliant de distinguer une seule essentielle entre les deux. Une chose complètement noyée dans la fausse équivalence : leur vision de la société française et l’Etat de droit. On nous dit : « Ni Patrie, Ni Patron » et qu’on ne veut donc pas voter mais on oublie volontiers de dire que dans l’une de ces deux conceptions accusent l’Etat de droit et les libertés qu’il entraine de tous les maux actuels et prônent leur abrogation pur et simple.

Je ne suis pas un supporter de Macron pour des raisons que j’ai mentionnées auparavant mais au fur et à mesure des deux semaines entre les deux tours et en regardant Trump détruire toutes les avancées des huit ans d’Obama à coups de décrets présidentiels, je me suis rappelé 2002 et ce que signifie ce vote. En effet, si Macron me fait me poser des questions sur certaines orientations économiques, il a quelque chose qu’on ne peut pas renier : le respect inhérent et incontesté de la démocratie et de l’Etat de droit.

Quand je pense à lui, je me pose des questions sur le montant de la retraite de ma mère, certes, mais je ne m’en pose aucune sur son droit, en tant que femme, à travailler, à être chef d’entreprise, à être divorcée, à acheter une maison en son nom sans l’autorisation d’un homme ou de s’être faite avorter pour des raisons qui ne concernent qu’elle. La vision du monde par Macron respecte les femmes en tant que citoyennes à part entière, leurs droits à disposer d’elles-mêmes et ce sans condition. Et je ne pourrai jamais en dire autant de Marine Le Pen, de ses alliés et de ses soutiens.

Quand je vois Macron, je n’ai aucune peur pour mes libertés en tant qu’homosexuel. J’ai des questions sur la précarité de mes emplois mais je ne me suis jamais demandé comment j’allais faire pour survivre s’il devenait président parce que je devrais cacher mes préférences amoureuses et comment le faire maintenant que j’ai accepté qui je suis. Je sais que ma sexualité ne sera pas une arme que l’Etat va utiliser contre moi parce que Macron est un démocrate qui comprend que ce n’est pas un choix que j’ai fait un jour mais quelque chose que je suis. Je sais qu’il va respecter mes droits et n’a jamais eu la moindre intention de les abroger. Et je ne pourrai jamais en dire autant de Marine Le Pen, de ses alliés et de ses soutiens.

Il en va de même pour tous les gens qui n’ont pas choisi leur lieu de naissance, celui de leurs parents, ou de leurs grands-parents, ceux qui n’ont pas choisi leur couleur de peau, les écoles dans lesquelles ils sont allés et les quartiers dans lesquels ils ont grandi. Même si sa vision économique est en léger décalage avec la mienne,  je sais que Macron continuera à travailler pour que ceux qui le désirent, tous ceux qui y travaillent soient considérés comme des citoyens à part entière sans bannière ou badge qui indique bien qu’ils passent après. Et je ne pourrai jamais en dire autant de Marine Le Pen, de ses alliés et de ses soutiens.

Il en va de même pour les choix de chacun comme la religion ou la mouvance politique. Avec Macron, je sais que j’ai le droit d’être athée et de gauche, que mes amis peuvent être ouvertement juifs, musulmans ou catholiques, socialistes, communistes, conservateurs, nationalistes, patriotes et anarchistes, voire même fascistes parce que Macron prône une société plurielle où tout le monde cohabite, où le désaccord est une bonne chose. Et je ne pourrai jamais en dire autant de Marine Le Pen, de ses alliés et de ses soutiens.

Il y a aussi le choix de l’immigration, les millions de gens qui ont choisi de venir, non pas pour « voler le brave Français » mais pour apporter une pierre à l’édifice, comme je l’ai fait en Angleterre, je le fais en Espagne et je le ferai bientôt en Suède. Je sais que ces gens auront la protection du chef de l’exécutif et de l’Etat si quelques tentent de les attaquer d’une manière ou d’une autre. Et je ne pourrai jamais en dire autant de Marine Le Pen, de ses alliés et de ses soutiens.

Si Macron me donne quelques angoisses sur quelques chiffres liés à l’économique, je n’ai que des certitudes apaisées sur le respect de droits de chacun à être qui il est et qui il veut être. Et je ne pourrai jamais en dire autant de Marine Le Pen, de ses alliés et de ses soutiens qui m’évoquent de suite les termes de « citoyens de seconde classe », « remise en cause du droit de… », « abrogation du droit de… », exclusion, ségrégation, priorité ethnique qui renient les bases de la République.

Je peux comprends que pour la majorité, ces aspects sociaux de droit des personnes sont secondaires quand les angoisses économiques sont partout. C’est d’abord parce qu’on nous répète constamment qu’il n’y a que l’économie qui compte, c’est aussi parce que ces angoisses sont réelles et doivent trouver des réponses mais c’est aussi parce que ce sont aussi des gens qui n’ont jamais eu à se poser des questions d’identité, d’appartenance, qui n’ont pas jamais eu à réfléchir à leur place dans la société autrement qu’en termes de travail. Je comprends que les droits de l’autre ne soit pas leur priorité et qu’ils s’imaginent que leurs libertés civiles et civiques ne répresentent rien face à leurs droits économiques. Je ne l’accepte pas mais je le comprends.

Néanmoins, il n’empêche que comparer Macron et Le Pen, c’est joué volontiers le jeu de démagogues qui veulent que vous oubliez qu’il y a plus en jeu que des montants d’impôts et de retraite : il y a toute la société, la France,  la République, nous en tant qu’humains et pas ressources humaines. C’est comparer la démocratie et le néo-fascisme en disant : « Mêmes différences ! ». Pas exactement, non…

Choisir Le Pen est le choix d’un Etat qui renie l’article premier de la constitution disant que la République est une et indivisible, que nous sommes tous Français, nés libres et égaux devant le droit. C’est un vote pour une division officielle de la société en groupe de citoyens en fonction de leur nom, leur couleur de peau, leurs origines, leur sexe, leur sexualité, leur religion, leurs idées politiques. Une société divisée où chaque groupe a des droits et des devoirs différents, et mais surtout dans laquelle un groupe privilégié existe, non parce que certains lois sont mal faites mais parce que le leader suprême en a décidé ainsi. Voter Le Pen est voter pour l’apartheid qui se lit fièrement dans toutes ses promesses.

Voter Macron, c’était voter pour la République telle que nous n’avons cessé de la construire depuis 1789. Ce n’est pas sans mal et elle n’est pas parfaite mais voter Macron c’était accepter ses principes fondamentaux de liberté et de marche vers l’égalité pour tous. Une marche que le Front National n’a aucune intention de poursuivre. Bien au contraire.

Aujourd’hui, ceux qui ne parviennent pas à voir ces différences entre les deux candidats qui sont vitales pour l’avenir de notre société ont de sérieuses questions à se poser sur ce qu’ils attendent de la démocratie, des questions sur leur conception même de la démocratie. Des questions qui vont bien plus loin que des promesses électorales.

2002 – 2017: Le sacrifice de mes convictions.

En 2002, j’avais 18 ans et étant né en avril, j’ai pu voter pour la première fois aux élections présidentielles.

J’ai toujours aimé le vote. Je me souviens très clairement, quand j’étais petit, accompagner mes parents au bureau de vote le dimanche qui se trouvait dans l’école maternelle. On les attendait dans la cour, je les voyais parler à des gens, montrer leur carte d’identité (une chose que je n’avais pas), puis ils allaient dans un truc avec un rideau qui ne laissait voir que leurs pieds. Après, ils mettaient une enveloppe dans une boite transparente, quelqu’un disait quelque chose, ils signaient puis on jouait dans la cour avant de poursuivre la journée.

Voter était normal. Ca n’arrivait pas souvent mais quand ça arrivait, ça faisait simplement partie de la journée. On y allait sur le chemin de la forêt ou du parc, des terrains de tennis ou de la piscine. Ils n’en parlaient pas mais je savais ce qu’ils faisaient et alors que je grandissais, me passionnais pour l’histoire, la géopolitique, la politique, la longue et pénible car fragile construction des démocraties, le vote devenait pour moi le principe même de l’histoire en marche.

L’année précédente, on avait étudié la Ière puis la IIème République, la mise en place du cens qui ne permettait qu’aux riches de voter puis sa disparition sous les coups des penseurs, des philosophes et des grands hommes. L’année même, on avait fini la Seconde Guerre Mondiale et on avait parlé du droit de vote des femmes, puis de la baisse de la majorité à 18 ans. Je voulais faire partie de cette évolution, en profiter comme quelque chose de spécial qui m’attendait.

En 2002, c’était le doute. Mes 18 ans étaient moins de deux semaines avant le premier tour des présidentielles. J’étais lycéen et me sentais quelque part comme un imposteur. Je ne payais pas d’impôts, ne travaillais pas mais la loi me l’autorisait donc j’avais bien l’intention d’exercer ce droit. L’administration prend toujours son temps donc même si j’avais tout fait comme il me l’avait été demandé, receverai-je ma carte en temps et en heure? Oui et ce fut une catastrophe.

Je voulais voter pour m’exprimer vraiment, faire compter ma voix, faire parler mes convictions mais nous sortions d’un gouvernement de Gauche qui, comme beaucoup d’autres, avait trahi ses électeurs. Les jeunes, surtout, avec une précarité accrue qui devait eliminer enfin le chômage, avec des CDD qui n’ont rien changé sauf à rendre ma génération totalement à la merci du patronat.

Néanmoins, je suis socialiste par convictions et non par intérêt donc j’ai voté pour le PS comme j’ai toujours voulu le faire. Enfin, non, pas exactement: entre 12 et 15 ans, j’étais Marxiste. Féministe Marxiste avec l’idée que les femmes devaient prendre le pouvoir pour faire subir aux hommes les millenaires de servitude qu’elles doivent encore supporter. Le lycée et les cours de philosophie m’ont ammené à réfléchir au Marxisme et à m’en détacher pour une approche plus centrée sur le travail en commun que sur la division de la société en factions qui doivent se battre.

Mais 2002 reste 2002 et je me retrouve à dévoir laisser mes convictions derrière moi pour sauver la Révolution française. Je dois laisser derrière mes idéaux, l’utopie et mes rêves d’une France qui change pour soutenir un démocrate corrompu face à un fasciste négationniste. C’est l’histoire en marche. C’est 1914, Jaurès et l’Union Sacrée. C’est 1932 et la resistance aux ligues d’extrême droite. C’est 1940, De Gaulle et l’appel du 18 juin. C’est l’altruisme intellectuel, c’est savoir abandonner ses convictions personnelles pour le bien de la nation, de son histoire, de ce que mes ancêtres ont construit.

Les années qui suivirent, j’ai pensé ce temps révolu. J’ai voté Royal face à Sarkozy, ai quitté la France de Sarkozy pour l’Angleterre où j’y ai découvert et analysé sous toutes coutures le New Labour, une Gauche que j’admirais de loin mais dont les réalités sont loin de l’image qu’elle se donne. Tout comme la France.

Une Nouvelle Gauche qui est très vite devenue l’exemple des autres Gauches d’Europe: une Gauche qui se plit au monde construit par la Droite, qui accepte la mise en retrait de la société face aux impératifs économiques. Une Gauche qui n’est qu’en opposition, qui n’a plus d’idées ou qui a honte de les défendre parce qu’elles ont été détournées par un Bloc qui fut “vaincu sans même avoir à faire la guerre”.

Cependant, à mes yeux, le PS résiste encore donc, depuis Birmingham, je vote pour Hollande aux présidentielles mais les Verts aux législatives. C’est toujours comme ça, je vote “utile”. Pas de dispersion quand c’est une personne pour éviter que 2002 ne se répète. Oui, le traumatisme reste. Puis je vote au plus près de mes convictions pour que les députés représentent au mieux la diversité des courants, des idées, des classes,  des sexes, des origines à l’Assemblée où les lois sont écrites, discutées et votées.

Les choses sont difficiles mais Hollande tient le cap puis arrive Valls et tout bascule. Le New Labour est dans la place, la realpolitik de Gauche qui se veut adulte et responsable, qui regarde de haut l’idéalisme et l’utopie de la Gauche dite traditionnelle, comme senile et paradoxallement immature. Hamon en fait les frais puis Montebourg et surtout Taubira. Pour la première fois, je ne pas pour qui voter. C’est politiciens créent un parti? Je fonce mais ils restent fidéles au PS qui garde cette tradition d’auto-critique.

Que faire? Je le sens dès 2015 comme j’ai senti venir le Brexit et ai quitté l’Angleterre en 2014 avant d’en faire les frais: le PS va à sa mort. Comme quand les Radicaux de Gauche sont devenus le centre droit (UDF) au fur et à mesure du temps et des gouvernements, une nouvelle gauche renaîtra mais sera-t-il temps comme en 1936?

Aujourd’hui, on est en 2017. 15 ans après avoir été obligé de sacrifier mes convictions sur l’autel de la République et rien n’a changé. On sort d’un gouvernement socialiste qui a une fois de plus courbé le dos et a trahi ses électeurs, sans aucun résultat concret. Pire, elle attaque: les électeurs, la démocratie à coup de 49:3 et la dissidence.

La Gauche se doit d’être utopiste et idéaliste, d’imaginer des choses nouvelles. Qu’elle se fasse ridiculiser par la Droite paternaliste et arrogante, c’est une chose mais que le Premier Ministre et les ministres du PS eux-mêmes attaquent cette vision du futur, c’est dévastateur. Qui va nous faire rêver et espérer si la Gauche ne croit plus qu’en la realpolitik et abuse de son pouvoir?

Soudain, Valls est vaincu et les autres aussi. Hamon est là, celui qui a fait les frais de cette trahison et j’espère, je crois à nouveau. Je ne m’attends pas à ce qu’il gagne mais je suis d’accord avec lui, ces idées, son utopisme et son idéalisme parce qu’on ne va nulle part en restant fixé sur le passé et peignant d’une autre couleur des échecs pour les faire passer pour de la nouveauté. Il faut imaginer, inspirer les gens à inventer quelque chose de nouveau.

Cependant, ça reste un choix difficile parce que je ne veux pas avoir l’impression de voter “inutile”, par seul intérêt alors j’y retourne: dans les programmes, au délà des discours – je ne connais que trop la valeur trompeuse des discours. J’étudie les autres et aucun ne s’approche autant de ce qu’en quoi je crois qu’Hamon.

La Droite sous toutes ses formes, on oublie. Cheminades, je pensais sérieusement qu’il était mort. Mélenchon joue de la division et je ne supporte plus entendre dire que c’est la faute d’untel ou untel, sans compter sur son anti-européanisme qui n’a rien de constructif et son admiration non-assumée pour Poutine. Poutou est intéressant, il parle sans mâcher ses mots, sans être bêtement poujadiste mais je n’ai rien vu qui aille au-delà. Macron, c’est simple: j’ai vécu sous Tony Blair donc je connais les réalités de cette Gauche.

Je reconnais qu’Hamon est un peu maladroit quand il s’exprime. Sa performance pendant le débat était misérable mais ca n’enlève à ses idées qui sont les plus proches des miennes. Alors, oui, aujourd’hui j’ai voté Hammon.

Néanmoins, je ne suis pas aveugle ni stupide et je sais qu’une fois de plus, dans deux semaines, 15 après ma première fois, je vais devoir sacrifier mes convictions pour le bien du pays, même de ceux qui ne le veulent pas parce que je ne que connais trop l’histoire.

No blanket blame for a blanket ban

As the two weeks have been passing, anger has been mounting to the rhythm of the unmitigated flow of Trump’s Staline-like presidency. I love how we say “draining the swamp” for what we happily call “political purges” in other countries such as China, Myanmar, Turkey or North Korea.

In the face of all, I think one of my biggest frustration is the impossibility to blame Americans for what’s happening. Akin to when they elected Bush for the first time, it was so easy and cathartic to turn to them, blame them, shame them, shove their nose into their shit for having elected such a blithering idiot and puppet of the rich and powerful.

They would be so relieving to be able to do it right now but we can’t because the fact of the matter is: they did not elect Trump. An outdated, dysfunctional system did.

The people itself voted for Clinton but, as the remains of a war fought back 150 years, an unequally put together electoral college has elected Trump. Therefore, as the blanket ban on all Muslims based on nothing tangible keeps rolling back and forth, the world can’t turn to Americans and gleefully point out that they are now the Bastards of the Decade. “Deal with it, you brainless, murderous and incestuous Yankees!”

They are not and we can’t be cheap. Like all of us, the majority of Americans has been victim of an extremely complicated political minefield that the forefathers of America thought would blow up in the face of anyone like Trump before they ever get a chance to become president. Instead, that leviathan handed him the keys of the kingdom.

So what now? Well, we can only wait and be better people. Remember Michelle Obama and try to resist our urges to blanket blame when a man the majority did not want blanket bans.

Keep calm and carry on faking it.

On average, 75% of what Donald Trump said during the campaign was lies.

Hopefully, 75% of his proudly shouted ideas regarding foreign policy, minorities, women, immigrants, gay people and the disabled are also lies that were nothing but a brilliant and Machiavellian move to get to the White House.

One can only hope he faked it all along, that he lied by convenience, not by conviction.

Taking to the streets for the future

Trump was elected and his targets are taking to the streets and, as well the usual bastards who are just here to break and create mayhem, I see something else the protesters have to deal with: the Trump electorate who are attacking them. They compare the situation to Obama’s (re-)election forgetting something crucial but they are happy to compare the two so let’s do just that.

Like Meghan Tonjes said, Obama was not perfect – no president ever was and none of them ever had a smooth ride. He made mistakes, some of them that undoubtedly endangered the economic security of people, via his support to some trans-border treaties for example. But one cannot deny that Obama was a uniting force and therefore provided a feeling of safety for the people of America as a whole. During his campaigns and presidency, when addressing the country, he addressed the country, all of it, not some part of it, pitting people against one another which is exactly what Trump did.

So when people say:
“-When Obama was reelected, we did not make a fuss. We shut up and sucked it up!”

I reply: Damn right you did!

And by the way, No! You did not shut up and got on with it. You kept going on about questioning his Americanness, from his policies to his very birth, you kept associating him with Bin Ladin because their name were close and even after he personally gave the order to gave him killed, you carried on with your usual spewing of conspiracies about him being an ally to Islamists. I don’t call that “shutting up” and “sucking it up”, I call it constant defamation in order to undermine someone just because you disagree with him and you don’t like him. Beyond disagreement or dislike, why these constant attacks?

Because that’s all you had. Obama never gave you ground to feel your freedom of being yourself, of existing, of living in the US was endangered. Maybe you felt that your freedom of carrying a gun was in danger but he never targeted you as a person. When he was elected, you didn’t feel your future, the ones of your family and friends was at stake.

Had Obama campaigned with declarations the likes of “When I am elected, no matter what institutions say, every person I personally consider a racist, I’ll have them fired, put in prison, deport and make sure they never set foot on the American soil again!”, I would have understood you taking to the streets to show your anger because that would have been a direct threat to some of you, and not just your passions, but your very existence as Americans.

You did not take to the streets because Obama was uniting, he went above all types of differences to reach you, appeal to you, talk to you whoever you were whereas Trump is divisive: he doesn’t look at America as one big ensemble constantly moving and reinventing itself but rather a monolithic heterosexual WASP block-like majority who has to reluctantly make room for change by putting up with and giving up privileges to minorities. I am not saying that his whole message but that’s most of it.

His campaign was to change how America is perceived by chopping through it with an axe, extracting the heterosexual, able WASPs and appeal to them by pitting them against every single other type of people: African Americans, Black Caribbeans, Asian Americans, Latino Americans, the LGBTQ community, the disabled, non-Christian religions, and even men v women.

To show the damage it does, I will direct to what Clinton said about you when she made the unforgivable mistake of, once, playing into that rhetoric by targeting Trump’s voters saying that “half of them were deplorable”. All of you Trump supporters went up in arms and lashed out. She made the mistake of once being divisive and a lot of people voted for Trump as a result.

That’s why people are in the streets today. To show  the rest of the world that there is more to America than Trump, his ilks and his rhetoric. To show that he doesn’t represent every American but also because they are genuinely scared for their future as they were targeted, not for their opinions or what they did as a living or who they voted for, but for who they are: the colour of their skin, who their heart has feelings for, the birthplace of their parents or even their own. Trump made it openly and proudly clear that all these aspects of identity no one can change, including heterosexual WASPs, were a problem.

If I take the LGBT community, the anguish goes beyond the fear of the resurgence, normalisation and possible formalisation of bullying, it goes to the heart of the family they have built after we had evolved into better, more tolerant human beings – or so we thought – and so I still hope.

Will their marriage of love remain legal or will they have to live underground again?

Will the children they have adopted, they love, nurture and to whom they are giving a chance to finally be happy remain with loving parents or will the family be woken up on January 1st by the sound of social services kicking their way into their home to the snatch the kids away forever because from now on, family can only be defined by blood affiliation and in a heterosexual marriage?

Lacking empathy, lacking the crucial ability of putting yourself in someone else’s shoes, you can mock the LGBTQ community for asking such questions but you cannot stop the fear and the anguish we have because we don’t know what the future holds. And it goes well beyond having a job or owning your own house or gun.

Maybe not the same questions, but the same feelings are running through the Black, Asian and Latino communities. What does the future hold for them? And that’s a question you never had to ask yourself as a consequence of Obama’s being elected. That’s why you did not take to the streets and we are. Looking down on us will not make it go away or will it make you feel better about yourself.